« Miroir, mon miroir, dis-moi la vérité Toi qui vois bien plus loin, que les lointaines vallées. Dis-moi parmi toutes les femmes, quelle est
celle qui est la plus belle ? », Etc…Etc… La méchante reine de
Blanche-Neige et son miroir ? Ça vous revient ?
MIROIR VS…
Le miroir, vous connaissez bien, cet
objet ami ou ennemi, siégeant dans votre salle de bain, votre chambre, ou
se démultiplie au fil des envies dans votre Home sweet home… Il vous renvoie à votre
apparence physique, qui selon les jours ou les humeurs vous laisse à des
sentiments variables allant de l’adoration au rejet le plus total. Des fois
mêmes, vous préférez ne pas en avoir, de miroir… Il a cette caractéristique
d’être forcément limité dans sa perception car il ne reflète que votre jugement
(forcément non objectif). Bien sûr, vous avez remarqué que votre image vous
apparaît moins attrayante en cas de fatigue ou de mauvaise humeur ? Bien sûr, vous
avez aussi noté que votre environnement peut vous trouver radieuse alors que
vous observez dans la glace une silhouette informe et dépourvue de… X (tout
adjectif souhaité) ?
…EFFET MIROIR
Ces considérations passées, il
est temps de vous expliquer ce qu’est « L’effet miroir « ,
utilisée comme méthode de coaching. Première clarification : nullement
besoin de l’objet suscité pour obtenir cet effet en séance. Non car le miroir
en coaching, c’est le coach lui-même.
Considérant que la plupart du
temps, les autres ne sont que le reflet de nous-même, la posture de coach et
son questionnement affûté offrent un effet miroir puissant à son
client.
L’acte de coacher s’inscrit en
effet dans le moment présent, en accueillant ce qui est, sans jugement et dans
la bienveillance, depuis une écoute profonde de soi, de l’autre et de
l’environnement. Il s’agit de laisser émerger ce qui peut être partagé en cet
instant. C’est comme si le coach en séance était le miroir et servait de
catalyseur à la conscience du client, en train de se regarder penser pour mieux
se préparer à agir.
POURQUOI L’UTILISER ?
L’effet miroir devient ainsi un
outil puissant de la relation pour les coachs. Il lui sert à bâtir des
hypothèses sur la situation que vit son client avec son environnement, par
reflet systémique.
Par exemple, le coach va formuler
une hypothèse en transposant ce qu’il vit et ressent en séance de coaching dans
le propre système du client. Par exemple :
1/ « Quand nous fonctionnons comme cela, je ressens X (de la tristesse, de la colère...) et je me demande si, par hasard, votre collaborateur ressent cela aussi ? Et peut-être aussi vous-même ? »
1/ « Quand nous fonctionnons comme cela, je ressens X (de la tristesse, de la colère...) et je me demande si, par hasard, votre collaborateur ressent cela aussi ? Et peut-être aussi vous-même ? »
Cette hypothèse permet ensuite à
son client de clarifier sa pensée, voire à provoquer des prises de conscience
et l’émergence de solution nouvelle.
EFFET MIROIR AU QUOTIDIEN
Au quotidien, il est possible de se
rendre compte de ce phénomène, à partir du moment où ce que nous voyons chez
les autres est un reflet de nous-mêmes. Dans votre vie, demandez-vous pourquoi
certaines personnes récoltent immédiatement votre sympathie alors que d’autres
vous agacent dans le même temps ?
Nous voyons chez l’autre ce que
nous voulons voir. Quand quelque chose nous plait chez quelqu’un, il s’agit
généralement d’une partie de nous-même à laquelle nous nous identifions. La
plupart du temps nous recherchons soit des personnes avec les mêmes qualités
que nous, soit des personnes possédant des qualités qui ne sont pas les nôtres
et que nous souhaiterions obtenir… tout ceci n'est qu'un jeu de miroir. On
reconnaît ce que l’on connaît.
UNE INVITATION A L’EXPLORATION
Encore une histoire d’Ego ?
Pas vraiment, car si nous acceptons cet effet miroir, comme outil de
connaissance de nous-mêmes, il nous invite à dépasser les limites du
« connu » pour nous ouvrir aux autres et explorer nos zones d’ombre,
à travers ce qu’ils nous renvoient. En effet, ces personnes qui nous agacent et
nous dérangent, viennent sûrement titiller en nous des choses non résolues. Oui,
parce que lorsque quelque chose nous insupporte chez l’autre, c’est le même
principe. Nous avons du mal à le tolérer parce que cela nous renvoie à nos
propres failles.
Si vous l’acceptez comme tel,
vous aurez sûrement le bénéfice de constater qu’il y a dans ces rencontres
« dérangeantes » quelque chose à apprendre sur vous : pourquoi cette
rencontre, qu’est-ce que cette situation veut m’apprendre ? Et si nous sommes
sincères envers nous-mêmes, la réponse arrive vite.
Une publication d'Alexandra Quillet pour le mag Sweet Time


