...demandez donc à Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur (1300 personnes) à Toulouse... Il témoignait de son expérience de management (par la confiance, donc...) avec beaucoup de conviction lors de la conférence de la Toulouse Business School sur
la thématique "La confiance est-elle soluble dans le management".
Il résumait la situation de la clinique lors de son arrivée à la direction en 2011 : des pertes financières énormes dans un environnement en pleine mutation. Une nécessité de s'adapter à de nouveaux enjeux avec un triple défi : de stratégie territoriale, d'efficience et d'identité.
Une véritable situation de crise qui exigeait une réponse que les coachs qualifie dans leur jargon : un changement de niveau 2 (référence à Grégory Bateson). Il n'était plus question d'essayer de faire un peu plus de la même chose, à savoir, quelques coupes dans les budgets, quelques réformes de management à droite ou à gauche. Il fallait changer le système de l'intérieur !
Et changer le mode de fonctionnement de la clinique, reposait pour Dominique Pon, sur une base fondamentale : le management par la confiance. Il se justifiait presque en affirmant qu'il ne savait faire que ça. Il expliquait qu'il n'avait jamais compris comment l'entreprise pouvait exclure l'humain au profit d'un modèle de management des projets qui infantilisait le salarié et le transformait en robot.
Il affirmait que le management par la confiance permettait de créer un espace de liberté dans lequel chacun pouvait apporter sa solution (selon lui, chacun est à même de comprendre qu'il est moteur de son changement, à condition qu'il en ait la possibilité). Il parlait des initiatives mises en place au sein de la clinique et sans faux discours, parlait des réussites et des échecs de ce nouveau mode de fonctionnement. Il affirmait que manager par la confiance était un combat quotidien ! Se réapproprier sa part de responsabilité dans son travail n'est pas une initiative approuvée par tous. Redonner le pouvoir de décision et d'actions exige beaucoup d'explications et de formations !
Aujourd'hui, comme beaucoup de chef d'entreprise, il affirme galérer. Oui enfin ce doit être sa modestie car il a redressé et développé le chiffre d'affaire de la clinique à 90 millions d'euros par an. Il a mis en place un système de travail participatif qui fonctionne et qui devrait perdurer. A mon avis, depuis qu'il communique sur ce sujet, il doit ployer sous les CV et c'est bien normal. Chacun aspire au fond de lui à sa réalisation professionnelle. Quand l'espace est donné, où qu'il soit, il reste les Possibles...
Retrouver l'inspirante intervention de Dominique Pon au TEDX 2014 à Toulouse...
